Ainsi que nous l'avons écrit dernièrement une réunion s'est tenue entre la Direction de la CARMI (SSM) de l'Est et les syndicats actifs et retraités du sel.
Notre délégation était composée de :
Denis Lhommé et Christophe Sellier pour les actifs.
Michel Barrois pour les retraités.

Nous avons rencontré le Directeur de la CARMI à Metz, la situation de l'antenne SSM de Varangéville a été au centre des discussions.
Nous avons rappelé que les affiliés actifs et retraités sont attachés à un maintien à temps plein de cette antenne SSM. Celle-ci est vitale pour un grand nombre de démarches, assurance maladie, cures, transports, formulaires et papiers à remplir, dossiers ASS et dossiers décès, renseignements divers, assistance etc...

Nous sommes quasiment la dernière exploitation minière en activité en France et nous risquons, à terme, de ne plus avoir sur le site de Varangéville, une représentation de la Sécurité Sociale Minière.

Les représentants de la Direction de la SSM raisonnent en chiffres. Ils estiment que la fréquentation de l'antenne ne justifie pas une présence à temps plein. Cette pure logique numérique ne tient pas compte à notre avis, du service du aux affiliés, du temps et de l'écoute et les contacts téléphoniques nombreux n'ont pas été recensés.

Le devenir est incertain pour la Sécurité Sociale Minière qui va s'adosser bientôt au Régime Général en terme d'outil informatique. Le sort de notre antenne est lié.
Les dirigeants estiment aussi les locaux de la SSM surdimensionnés !
Quand vous discutez de cela à Metz, au siège où nous étions, dans lequel la seule montée d'escalier monumental contiendrait deux fois notre antenne SSM de Varangéville, il y a de quoi sourire.
Le Maire de Varangéville a d'ailleurs proposé de reprendre une partie des locaux actuels donc cet argument ne tient pas.
Enfin, il faut savoir que le personnel de Varangéville vient de passer rapidement de 4 à 1.
Si ce n'est pas là un effort d'adaptation, qu'est-ce que c'est ?
Déjà maintenant, avec cet effectif on ne sait pas comment sera rendu le service nécessaire aux affiliés.

Nous avons obtenu un statu-quo et le maintien en l'état jusqu'en juin, après, on verra mais nous ne sentons pas une volonté de maintien d'une structure permanente.

Restons mobilisés et vigilants. Nous allons également engager des discussions avec les élus locaux à ce sujet.

L'avenir de notre antenne mais plus généralement l'avenir de notre Sécurité Sociale Minière déjà très malmenée par le pouvoir en place se décide dans les années à venir.

Précisons aussi que si seule la CGT a refusé ces dernières années la mise en place de la réorganisation de la SSM telle qu'elle a été présentée, il s'est trouvé d'autres syndicats pour signer cette réorganisation et entraîner les mineurs de France dans ce déclin.

Alors, puisque, paraît-il,  certains semblent prétendre faire entrer l'un de ces syndicats à la saline :
Que les mineurs sachent bien à qui ils ont affaire.    Des liquidateurs !